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DE L'UTILITE D'UN AGENT IMMOBILIER |
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Un bien = un acheteur + un vendeur ; ou un loueur + un bailleur. Cette équation simple semble avoir fait son temps, et s’avère de moins en moins juste, tant le rôle de l’intermédiaire – l’agent immobilier – prend une importance exponentielle face aux variables désormais rencontrées.
Voici pourquoi.
Des pieds de chandelle ornent le terrain que vous envisagez d’acquérir. Cela peut vous paraître insignifiant, bucolique ou envahissant, rayez la mention inutile selon vos désirs. Mais ce qui est sûr, c’est que ça ne semble pas devoir influencer outre mesure votre transaction. Et pourtant… Un professionnel avisé vérifiera immédiatement la raison de leur présence, l’œil sur le cadastre ; car à la Réunion, c’était ainsi que l’on délimitait autrefois ses terres : des pieds de chandelle aux quatre coins en guise de bornes. C’est anecdotique, mais le professionnel avisé, en l’occurrence l’agent immobilier auquel vous avez fait appel, se doit de poser d’autres questions bien plus primordiales afin d’éviter litiges, contentieux et toutes mauvaises surprises.
En lui confiant votre bien, vous vous assurez qu’en arrivant chez le notaire, tout soit maîtrisé, de par sa présence dès l’intention de vente, lui permettant de faire toutes les vérifications nécessaires avant de mettre le bien sur le marché, évitant ainsi les désillusions au moment d’acter la vente, où même après, le notaire ne se déplaçant pas pour contrôler la véracité matérielle des déclarations.
De nos jours, le rôle de l’agent immobilier ressemblerait presque à celui d’un pilote d’avion : les risques encourus sont plutôt juridiques, mais la check list à élaborer avant chaque vente est presque aussi importante que celle précédant un décollage.
Les lois se multiplient pour entourer les échanges de biens immobiliers : de la loi Carrez sur l’occupation des sols, aux audits multiples concernant l’amiante, le plomb, les termites et autres insectes xylophages, la conformité du système électrique, les piscines… Et d’autres encore sont prêtes à sortir dans les mois à venir – concernant par exemple les portes basculantes de garage, les performances d’isolation, ou dès octobre le bilan énergétique. Obligations multiples et diverses, dont le consommateur est de moins au moins au fait : d’où l’importance aujourd’hui de faire appel à un spécialiste pour le diagnostic global.
Une fois sa check list menée à terme, celui-ci se doit de proposer une juste estimation du bien au vendeur, en fonction des fluctuations du marché. Reste alors à dénicher le bon acheteur, à vérifier dans la foulée sa solvabilité.
Une fois le client trouvé, le bien engagé, l’agent immobilier endosse la panoplie d’accompagnateur, et devient la cheville de l’action sur laquelle tout le monde va pouvoir s’appuyer. Des géomètres au suivi en parallèle du notaire, rien ne doit lui échapper : il engage sa responsabilité (pour une durée variable, selon les jurisprudences), et s’il se trompe peut être poursuivi en conséquence ; un simple oubli de vérification du système d’assainissement peux lui valoir la plainte d’un acheteur mécontent du surcoût induit par des travaux de raccordement au tout à l’égout.
L’agent immobilier se doit aussi d’être un conseiller à l’écoute des besoins de l’acheteur. La situation de son lieu de travail, des commerces, la vue souhaitée… Tout entre en compte, pour un bon agent qui oriente en fonction de son feeling et de sa connaissance du marché son client vers la maison de ses rêves.
Quelques malins ayant trouvé là un espace propice pour s’enrichir sur le dos des crédules ont dénigré la profession au fil des ans ; mais l’activité est désormais très réglementée, dans le moindre détail, depuis les prémices de la loi Michel Hoguet votée le 2 janvier 1970, prévoyant la création d’une carte professionnelle et un recensement des acteurs du secteur. Ne se fait plus agent immobilier qui veut. Pas de casier judiciaire, par exemple.
C’est la fameuse carte verte qui officialise l’agent immobilier. Délivrée par la préfecture, elle nécessite de pouvoir justifier d’un diplôme adéquat (BTS Immobilier, etc) ou d’une expérience équivalente, d’une assurance en responsabilité civile et d’une garantie financière. Et en sus, l’agent peut choisir d’adhérer à l’une des chambres spécialisées, telles que la FNAIM, la SOCAF, la SNPI, la SOCAMAB… lui permettant de bénéficier d’un encadrement professionnel, de formations régulières et de garanties financières supplémentaires.
Autant de garanties pour le consommateur d’avoir affaire à un partenaire fiable, ne lui vendant pas un prix affiché en devanture d’une vitrine, mais bien une prestation professionnelle avisée.
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